Le ciel au-dessus de Paris

08 janvier 2010

Away I go... Again

Ca y est, je me suis enfin décidée. Marre des temps de transport, d'habiter loin de tout, de ne jamais repasser chez moi avant de sortir, de passer mes rares soirées à l'appart à faire le ménache que je n'ai jamais le temps de faire, que mes potes ne se déplacent jamais pour des apéros à l'appart. Je vais abandonner mes collocs, ceux qui sont devenus ma deuxième famille depuis plus d'un an, mon appart où j'avais de la marche à pieds à faire de la chambre à la salle de bains, ma banlieue avec ses tours et son animation nocturne. Je retourne à Paris !
A moi les petites annonces à éplucher, les coups de fil de harcèlement des proprios, les heures d'attente pour accéder à l'appart après 20 personnes, les photocopies des bulletins de salaire et des feuilles d'imposition... En priant pour trouver un nouveau cocon où faire mon nid. Car ça y est, je vais de nouveau habiter toute seule. Après plus de deux ans de collocations diverses et variées, j'éprouve de nouveau le besoin d'avoir un chez-moi.
A moi le tri de la batterie de cuisine commune, les sacs poubelles 100L de bordel amassé au fil du temps à jeter, à moi les cartons de déménagement à remplir, à moi les vêtements tous froissés et la garde robe complète à repasser, les cartons "Divers bordel" qui trainent plusieurs mois dans ma nouvelle antre.
Reste "juste" à la trouver...

 

Posté par enzy à 23:30 - - Commentaires [2] - Permalien [#]


06 janvier 2010

Nouvelle plume

Lors d'un samedi de folles courses de Noël, j'ai passé un long moment toute seule, ce qui m'arrive relativement peu souvent, entre les gens à voir et un appartement bien peuplé. J'ai donc eu l'occasion de voir des gens. Et même d'en rencontrer.
J'étais attablée au Mc Dalle, dégustant mon 280 bien mérité (3 heures de courses, 80% des cadeaux bouclés, you win, almost perfect !), et là, je l'ai vue. C'était une petite mamie, toute lente, courbée, l'air craintif. J'ai eu l'envie d'écrire son histoire, là, tout de suite, maintenant. J'ai attrapé ma liste de courses dans mon sac et j'ai commencé à griffonner. Des années que cela ne m'était pas arrivé. J'en étais toute émue, mes yeux suivant la course du feutre, traçant, revenant sur les mots formés, raturant, pour finir par noircir une page de notes sur cette dame. Cette dame que je brûlais d'envie d'aborder. Cette femme que je craignais d'effrayer. Depuis, il y a eu d'autres vieilles dames, d'autres rencontres ratées. Ces personnes m'ont fascinée, j'aurais aimé écrire leur histoire. Et je le ferai, même si ce n'est pas la leur, ce sera ma version.
Mais il y a aussi eu Martine. Martine m'observait de derrière ses sacs, tout comme j'observais la vieille dame de derrière mes frites. Martine m'a souri, plusieurs fois. Martine griffonnait, comme moi. Puis Martine s'est levée et est venue s'assoir en face de moi.
Elle a beaucoup parlé : de sa vie, de sa situation, de son projet de roman, torturé, entre réalité et science fiction, une histoire de martyr. Nous avons parlé de ces rencontres fortuites comme celle que nous vivions, de l'individualité de notre société, de la rue, du froid, de solidarité, de révolution, de quand tout cela allait changer. Je ne sais pas pourquoi, mais elle m'a fait penser à cette femme qui nous avait abordées avec l'Amie, nous prenant pour des amantes. Elle nous avait parlé, elle aussi, beaucoup, de sujets qui nous dépassaient, mais auxquels nous participions. Parfois, les gens ont juste besoin de parler, de trouver une oreille, d'être écoutés.
J'ai promis à Martine d'embrasser l'Ile des Impressionistes pour elle, et je n'y suis toujours pas allée. En voilà une résolution pour 2010.

 

Posté par enzy à 06:30 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

05 janvier 2010

Nouvelle année

Je vous souhaite à tous une merveilleuse année. Qu'elle vous enrichisse au travers de nouvelles rencontres, vous nourrisse l'esprit, vous apprenne tout plein de choses : je vous souhaite de réussir dans les domaines qui vous tiennent à coeur.
Des bonnes résolutions ? Pour ma part, la seule résolution pour l'année 2009 n'a pas été tenue. Je revois encore le sourire de la Bouquetine lorsque je lui ai annoncé mon histoire avec Mister T : "Rester célibataire en 2009, hein ?" Bah oui, c'était bien raté pour le coup. Cette année fut très riche en rencontres, relations plus ou moins sérieuses, très constructive sur le plan personnel, sur le plan professionnel... Ce fut l'adieu aux bancs de la fac, les entretiens d'embauche, le premier vrai salaire, les retrouvailles avec mon petit coeur qui s'est mis à battre pour un amour de vacances, la majorité de mon "petit" frère... Cette année, j'ai grandi.
Pour 2010, pas de grandes résolutions. Pas de nouvelles, en tous cas. A l'instar de mon réveillon, rien de transcendant : je ne souhaite pas changer ma vie, faire de grandes fêtes ou quoique ce soit. Simplement être heureuse, comme d'habitude. Un grand merci à l'Amie qui m'a fourni matière pour aller dans cette direction... Une fois de plus.

L'année a en tous cas bien commencé avec le Straight Edge, puisse-t-elle aussi bien se terminer...

 

Posté par enzy à 00:10 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

30 décembre 2009

Bottle of wine

Il y a maintenant quelques années, lors d'une grande vague de froid au mois de décembre, deux étudiantes se promènent dans le quartier de gare de Lyon. La première invite la seconde à l'accompagner chez un caviste aux conseils fort avisés pour lui permettre de terminer la constitution de sa hotte.
Forcément, comme il est très bon commerçant, et qu'elles sont bonnes clientes, avec leurs familles d'oenologues, elles repartent avec une bouteille en cadeau. Et pour ne pas faire de jalouse, elles décident de la boire aussi sec en emballant leurs cadeaux de Noël. On a vu plus conventionnel en guise goûter pour se réchauffer à cinq heures de l'après-midi, mais c'était ce qu'il y avait de mieux approprié pour :
- Avoir une excuse pour foirer les papiers cadeaux
- Cracher sur nos mecs ingrats (à l'époque on était maquées jusqu'au cou, et quasi mariées)
- Se poiler comme des baleines, bêtement
Entre-temps, de l'eau a coulé sous les ponts, que ce soit les miens ou les siens, on s'est perdues, retrouvées, la voilà qui s'est faite enlevée par un montagnard et qui menace de virer grenouille de bénitier (oh, ça va, je blague !)... Maintenant, il va falloir que je trouve une excuse pour aller la voir, genre "ouai, trop cool, j'ai super envie de faire de l'escalade et de pleurer ma mère sur une grande voie !".
Alors, ma Bouquetine, si tu me vois débarquer avec une bouteille de blanc accrochée à mon baudrier, oui, tu sais bien, la bouteille que l'on reconnait au premier coup d'oeil, ça veut dire que tu me manques, et que notre madeleine de Proust, elle se déguste à deux...

 

Posté par enzy à 22:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]

18 décembre 2009

La zone floue


J'avais lu il y a quelques années dans un magasine féminin que les femmes et les hommes ne fonctionnaient pas de la même manière concernant leurs rapports avec le sexe opposé. Plus simplement, les femmes jouent sur la séduction sans pour autant avoir la moindre intention d'aller plus loin, parfois même sans s'en rendre compte, tandis que les hommes pensent à conclure lorsqu'ils s'aventurent sur cette pente-là.

Mon caractère joueur me pousse régulièrement sur cette pente dangereuse et mon côté méga naïf fleur bleue des champs me préserve d'y voir quoi que ce soit de mal. Bref, une allumeuse qui s'ignore, quoi. Bon, sauf que en vraie, je n'ai pas tout le temps de la m$%rd¤ dans les yeux, et je sais quand m'arrêter. Genre un de mes meilleurs potes avec qui on joue, qui est maqué jusqu'au cou, et chez qui je ne m'aventurerai pas à dormir, pour la pérénité de notre amitié qui compte beaucoup pour moi. Il y a aussi les fois où je n'ai pas envie de m'arrêter, et où je me retrouve plaquée sur un coin de trottoir un mois plus tard par un Gothique peu à l'aise avec les convenances.

Quand je ne m'en rends pas compte, il y a une bonne âme qui se charge de me le dire. Cf. le Masseur avec qui je ne sais plus sur quel pied danser, même si on arrive à maintenir le statut quo. Merci Mister T. Maintenant, je me pose des questions que je ne me posais pas avant quand je le trouve au saut du lit pour passer prendre le petit dej.

Cette semaine, le gyrophare s'est déclenché au travail. On remonte de pause avec un collègue, mon binôme de blagues depuis quelques mois. On plaisante, il me laisse entrer dans le bureau, accompagne mon mouvement de sa main. Vu mon rapport particulier aux contacts humains, la sonnette d'alarme s'est déclenchée aussitôt. Lorsque plus tard, par messagerie instantanée, il m'a demandé ce que je faisais vendredi soir, j'ai répondu que j'avais piscine. Quand il m'a dit qu'il voulait me proposer un resto ou un ciné, c'était l'alarme de la caserne de pompiers. Note d'humour sur le fait que sa femme devait être de sortie. Ok, j'ai dit que c'était oublié mais ça me fait grave ch%er.

1. On délire bien, et je nous trouvais bons candidats pour être amis. J'avais prévu de tenter de maintenir le contact en fin de mission.
2. Je suis bigleuse comme c'est pas permi : je m'attendais à une proposition de soirée genre avec sa femme et des amis (ahah).
3. Je sais que je peux faire une croix sur 1 et 2.

Me reste plus qu'à prier pour réussir à maintenir le statut quo...

Posté par enzy à 21:31 - Commentaires [1] - Permalien [#]


09 décembre 2009

Les cadeaux de Noël

J’ai un aveu à faire, je suis nulle pour les cadeaux. Il fut une lointaine époque où j’avais le temps de flaner dans les boutiques. Je tombais régulièrement sur des articles qui semblaient avoir été faits pour quelqu’un. Je tenais le cadeau idéal. Peu importe que l’on soit à plus de six mois de l’anniversaire ou de Noël, je l’achetais en vue de l’évènement futur, ou pour offrir comme ça, sans raison. Et sans me venter, je touchais souvent juste. C’est comme ça que mon père s’est vu offrir du papier toilette Sodoku, mon ex un vieux manuel d’instruction militaire (ne me demandez pas comment je suis tombée dessus), la Colocataire une guirlande en petits canards (non vibrants, à sa grande déception).

Maintenant que j’enchaîne métro-boulot-bistrot-dodo, ces occasions ne se présentent plus. Et je n’ai pas d’idée. Je suis déçue des derniers cadeaux d’anniversaire que j’ai faits, sans parler de ceux que je n’ai carrément pas faits tellement j’étais à court d’inspiration.

Cela va faire trois semaines que je suis à l’affut pour les cadeaux de Noël. Et pourtant, ça ne vient pas. Je me suis même préparé un fichier Excel, pour n’oublier personne. Il est vide, désespérément vide. Les raisons en sont simples. J’ai toujours eu en horreur de faire les magasins à Paris ; si j’ai réussi à me familiariser avec la foule du RER en semaine, je n’arrive pas à m’imposer ça dans les magasins pendant mes jours chômés. Et la seconde raison, c’est que je suis loin des miens. Je n’ai plus accès aux conversations où l’on balance en l’air « tiens, j’ai vu que Truc-Much avait sorti un nouvel album ». Du coup, je dois passer par espions interposés.

Je me rassure en me disant que cela doit être encore moins drôle pour ma famille. N’ayant pas de contact avec mon environnement quotidien, ils sont contraints à me demander de faire une liste au Père Noël. Et là encore, je n’ai pas d’idée…

Cher Père Noël, cette année, je voudrais que tu trouves des idées de cadeaux pour tout les gens que j’aime, des choses qui leur feront vraiment très plaisir, et que tu me les expédies chez moi (je m’occuperai des paquets, t’inquiète pas).

Posté par enzy à 20:19 - Commentaires [1] - Permalien [#]

03 décembre 2009

Départ

Coupette s’en va, ça y est, c’est sûr et certain. Quelques mois de boulot, de cafés-clopes, de déjeuners à parler mecs, un afterwork Nicolas, un autre moins glorieux, un dernier déjeuner avec plein de monde, et ça y est, c’est déjà presque fini.

Coupette s’en va et ça me fait ch%er. Oui, je sais, c’est pas beau comme mot, mais c’est la réalité. On ne s’était pas vues depuis deux ans à mon retour, malgré les promesses de s’appeler, de se faire des soirées, et on ne l’a jamais fait. Et je n’ai pas envie que l’on se perde de vue.

Coupette s’en va et ça me rend triste. Je réalise déjà un peu, maintenant que je suis dans un autre bâtiment et que je ne passe plus dans son bureau lui faire la bise, lui raconter en secret mes histoires, la conseiller sur les siennes.

Coupette s’en va et elle abuse ! Débordée entre son boulot à boucler et son déménagement à gérer, elle ne veut pas organiser de pot de départ… Alors qu’elle est appréciée de tous et toutes, toujours aussi adorable à apporter le sourire dans tous les bureaux.

Coupette s’en va et c’est la vie. Elle est enfin sortie de son job qui l’ennuyait. Quelques heures de TGV, et ce sera réglé. Je lui ai demandé de repérer les boîtes pour quand j’irai la voir. Et elle reviendra sur Paris. Après tout, si on a réussi à se retrouver comme si on ne s’était jamais quittées en septembre, il n’y a pas à s’inquiéter.

N’empêche que ça ne m’empêche pas d’être triste…

Posté par enzy à 07:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

30 novembre 2009

Sleeping Dead Girl

Bon, mon ORL dépourvu d'humour n'avait pas tort en disant que je ne devrais pas conduire. La vérité c'est que ces derniers mois, mon état de fatigue s'est clairement accentué. Pourtant, je sors globalement moins qu'avant, j'ai donc nettement diminué ma consommation d'alcool, je dors plus, bref, je ne comprends pas trop.

Du coup, je compense. Il y a un moment où j'ai zappé ma pause déjeuner pour faire une sieste, et je continue à profiter de mes trajets en métro/RER pour terminer ma nuit le matin ou somnoler le soir pour patienter en attendant mon lit. Ce qui a changé, c'est ma nature de sommeil. Avant, je dormais un bon moment (vive les trajets assise sans changement !), assez profondément, sans toutefois rater ma station. Maintenant, avec mes deux changements, je dors par petits morceaux, et chose nouvelle : je rêve ! J'arrive donc parfois au travail, un peu troublée par un songe étrange, où le fil narratif échappe à toute logique censée.

Il m'arrive parfois dans les cas extrêmes de m'endormir debout, coincée entre une porte et un usager qui lit son journal en pleine affluence. Un jour, j'ai sursauté au réveil et j'ai fait peur au jeune homme à côté de moi. Un soir, quelqu'un m'a observée pendant que je rompichais tranquillement sur mon sac de badminton. En réunion, je me maintiens éveillée à grand coup de gorgées d'eau glacée toutes les 5 minutes. Le sommeil est devenu trop intrusif dans ma vie sociale.

Wait and sleep...

Posté par enzy à 07:43 - - Commentaires [2] - Permalien [#]

27 novembre 2009

Les accents formateurs

C'est tellement facile de se moquer, surtout quand on s'ennuie...

En Master, une de nos enseignantes avait un accent espagnol à couper au couteau. Ajoutons à cela qu'elle parlait particulièrement doucement, il était impossible de saisir ce qu'elle racontait au-delà du premier rang. Et en plus en plus en plus, certains avaient plus de mal que d'autres à comprendre ce qu'elle racontait, inutile de dire que les deux matières qu'elle nous a enseignées n'ont pas été très suivies...

L'avantage d'écouter (en fayottant au premier rang), c'est que j'ai pu saisir certains quiproquos linguistiques, au point d'en faire un recueil, le "Dictionnaire français-espagnol des bases de données". Bon, en vrai, il ne s'appelait pas comme ça, mais c'est pas bien de balancer des noms, ça ne se fait pas. Par exemple, sa prononciation du mot "cube" était particulièrement tordante, pour la bande d'ados très matures que nous étions (sommes encore ?). Concentrée sur ces efforts de prononciations du "U", elle en oubliait la deuxième syllabe. Ce qui nous donnait un cul au lieu d'un coube. Sans parler de l'effet indémodable du Escouel, célèbre langage d'interrogation de bases de données.

Quelques mois plus tard, devenue grande, consultante chez un grand groupe d'assurances, j'ai suivi une "formation" sur un outil que je n'avais jamais utilisé de ma vie et dont je ne connaissais même pas l'utilité. Cinq heures de slides à regarder le formateur manipuler l'outil, essayer de suivre (en vain), tenter de ne pas s'endormir (il parait que c'est un exploit vu ma condition, mais j'en reparlerai une autre fois), faire taire sa faim, occuper ses mains...

Heureusement, le formateur avait un merveilleux accent italien qui a ensoleillé cette horrible formation. Depuis mon demi-sommeil, j'ai pu capter quelques expressions pittoresques, voire obscènes, dont les mauvaises langues diront qu'elles sortaient de mon esprit mal tourné. Mais non, je vous assure, et pour le coup, ça m'a réveillée ! Après, j'étais trop occupée à me moquer de mes collègues qui avaient pris le relais de la sieste... Cette formation me laisse une fois de plus un goût amer, celui d'une journée gâchée, ennuyeuse, cloitrée à lutter pour sauver les apparences, un journée qui avait goût de cours.

Ca ne s'arrêtera donc jamais ?

Posté par enzy à 20:42 - - Commentaires [1] - Permalien [#]

Souriez vous êtes examinée

Ca y est. J'ai commencé une thérapie de couple. Ça ne pouvait plus durer. Trop de non-dits, de déni, de tentatives d'amélioration vaines et de maladresses. Morphée et moi-même allons surmonter nos problèmes, nos mésententes nocturnes, nos disputes, nos séparations, nous allons nous réconcilier pour de bon.

J'ai été consulter un ORL spécialiste des maladies du sommeil. En bonne patiente, je me suis endormie dans la salle d'attente en attendant que l'on vienne me chercher. J'ai même rêvé. Le médecin n'était pas gentil (et surtout pas drôle), sauf quand il a expliqué comment il allait aller voir mes cordes vocales. J'ai su que ça allait faire mal, son ton mielleux était trop louche. Ma réflexion à ce propos ne l'a même pas fait rire.

"On n'est pas là pour rigoler"

Après il m'a clamée en prononçant "neuronal". <Mode blonde> "Neuronal comme le cerveau ???"</Mode blonde> Genre j'ai un défaut de fabrication, mon cerveau est trop feignant, et il oublie de me dire de respirer. Mais "pas d'affolement, hein ?" Non non, tout va bien je suis super calme.

D'ailleurs, mon taux de somnolence est là pour en attester. "Mais avec un taux comme ça, il ne faudrait pas que vous conduisiez, c'est trop dangereux !" Normal, je suis une femme, ahah. Ca non plus ça ne l'a pas fait rire.

Prochaine étape : la polysomnographie. Non, ce n'est pas l'enregistrement de ce qui se passe quand on dort à plusieurs... Décidément pas drôle du tout, l'ORL m'en a expliqué le fonctionnement global, et en quoi ça allait permettre de déterminer les causes de ma mauvaise qualité de sommeil. Apprenant que je devrai décoller moi-même les électrodes avec de l'acétone, j'ai tenté un "je comprends mieux pourquoi il faut pas avoir de vernis à ongles", mais sans plus de résultat.

L'humour acide, l'humour machiste, l'humour blonde, l'humour potache intello et l'humour pétasse n'ont pas fonctionné. C'est grave, docteur ? Je ne déspère pas de trouver un jour la fibre humoristique chez mon ORL : doit bien y avoir un moyen de lui bouger les zygomatiques !

Je l'aurai un jour, je l'aurai !

Posté par enzy à 07:44 - - Commentaires [0] - Permalien [#]